Islande – 2026
L’Islande est plus qu’une destination, c’est un voyage à la découverte de son être profond
Chaque voyage en Islande m’apporte de nouvelles expériences et prises de conscience. Marcher le long de la coulée de lave encore fumante depuis l’éruption de 2025 était une expérience riche en émotions. L’énergie qui s’y dégage contraste avec la fantomatique ville de Grindavik, prisonnière du volcan. On se sent d’un seul coup beaucoup plus petit et plus humble face à la puissance de la nature. On prend conscience de notre vulnérabilité et de la nécessité de vivre en communion avec la nature, plutôt que d’essayer inlassablement de la contrôler.
Le reste du voyage s’est concentré dans les fjords de l’ouest, partie la moins peuplée du pays. Les paysages dépouillés des fjords sont une invitation à l’introspection et au ressourcement. Si cette partie n’est pas très habitée, elle n’en est pas moins riche en terme de faune, et particulièrement d’avifaune. Le long des fjords, des phoques se prélassent et semblent nous saluer d’une patte. Au large, les plus chanceux distingueront des baleines ou des orques. La mer regorge de vie et les oiseaux marins se laissent facilement observer: macareux moines, pingouins tordas, guillemots de Troïl ou encore guillemots à miroirs y nagent à la recherche de poisson. Le début de l’été est la meilleure période pour les observer, car c’est la période de nidification. Le soir venu, bien que le soleil ne se couche jamais, les oiseaux regagnent leurs nids dans les falaises ou éboulis rocheux. Leur plus grands prédateurs terrestres sont alors les renards polaires et les oiseaux comme les grands corbeaux.
C’est dans la péninsule de Snaefellness que nous avons eu la chance de croiser le Melrakki, ou renard arctique. En Islande, il existe deux “variétés” de renards polaires, pourtant de la même espèce: celui qui aborde un pelage argenté en été et blanc en hiver, et celui qu’on appelle “renard bleu”, dont le pelage varie entre le noir et le brun. La chance et la patience nous auront offert deux merveilleuses rencontres avec le petit carnivore.
Je me souviendrai longtemps de ce voyage au pays des volcans. J’aurais aimé pouvoir emporter dans mes bagages, l’odeur iodée des plages, le chant des courlis et le soleil de minuit… Entre gratitude et larmes de joie, j’ai découvert dans ce pays, le bonheur d’être véritablement moi.